Indy et Abby aident les indépendants à facturer et suivre leur activité, mais leur profondeur comptable diffère. Indy convient davantage aux entrepreneurs qui veulent automatiser leur comptabilité et leurs déclarations, avec une option d’expert-comptable partenaire ; Abby privilégie une gestion quotidienne accessible, particulièrement adaptée aux micro-entrepreneurs, de la facture aux déclarations Urssaf.
Positionnement et réponse rapide
Indy combine facturation, catégorisation des transactions, compte professionnel optionnel, préparation comptable et déclarations selon le statut et la formule. Son catalogue couvre l’auto-entreprise, l’entreprise individuelle, les structures à l’impôt sur les sociétés et certaines activités immobilières. Les parcours et tarifs ne sont pas identiques : une micro-entreprise n’a ni le même plan fiscal ni les mêmes livrables qu’une SASU. Indy propose aussi une offre dans laquelle un expert-comptable partenaire valide bilan et déclarations. Il faut la distinguer du logiciel utilisé en autonomie.
Abby se définit comme une application de gestion pour indépendants. Son socle rassemble devis, factures, livre des recettes et achats, estimation des cotisations et alertes de seuil. Les offres supérieures ajoutent paiement, déclaration Urssaf, banque, comptabilité avancée, déclaration d’impôts, gestion de stock et travail à plusieurs. Ce positionnement vise d’abord le pilotage administratif par l’entrepreneur, notamment le micro-entrepreneur. Abby n’est pas présenté comme un cabinet d’expertise comptable et l’accès à une fonction logicielle ne vaut pas validation professionnelle des comptes.
Les étoiles évaluent un indépendant français qui veut gérer seul une activité simple au 13 septembre 2026. Barème : 5 étoiles = parcours natif directement adapté ; 4 = couverture solide avec réglages ; 3 = couverture présente mais dépendante du statut ou de l’offre ; 2 = besoin traité partiellement ; 1 = hors du cœur du service. Elles ne résultent pas d’un test pratique et ne notent pas la satisfaction client.
| Critère contextuel | Indy | Abby |
|---|---|---|
| Facturation simple et gratuite | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Parcours micro-entrepreneur et Urssaf | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Comptabilité d’EI ou société | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐ |
| Déclarations fiscales automatisées | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐ |
| Offre avec expert-comptable | ⭐⭐⭐⭐⭐ | ⭐ |
| Gestion de tâches, temps et stock | ⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
| Lisibilité pour une activité très simple | ⭐⭐⭐⭐ | ⭐⭐⭐⭐⭐ |
Facturation, comptabilité et déclarations
Les deux services créent devis et factures, enregistrent clients et articles et suivent les encaissements. Cette ressemblance ne signifie pas qu’ils produisent les mêmes travaux comptables. Pour une micro-entreprise, le livre des recettes, le suivi du chiffre d’affaires, des seuils de TVA et des cotisations occupent une place centrale. Abby relie directement ces tâches à ses déclarations Urssaf dans les formules concernées. Indy couvre également la facturation et propose des parcours fiscaux adaptés au statut choisi.
Pour une entreprise individuelle au réel, une EURL, une SARL, une SASU ou une SAS, les attentes s’élargissent : catégorisation des opérations, justificatifs, TVA, compte de résultat, bilan, liasse fiscale et télétransmission. Indy détaille des offres Premium différentes selon la forme et le régime, puis une formule avec expert-comptable partenaire. Abby affiche une « comptabilité avancée » et une déclaration d’impôts dans ses niveaux supérieurs, mais l’entrepreneur doit vérifier les déclarations, exports et régimes effectivement pris en charge avant de lui confier une société.
Un logiciel de facturation n’est pas automatiquement un logiciel de tenue comptable complet. Une automatisation comptable n’est pas automatiquement une mission d’expertise comptable. Enfin, une déclaration Urssaf ne remplace ni la TVA ni la déclaration fiscale annuelle. La distinction rejoint les décisions décrites dans le comparatif Axonaut et Pennylane entre gestion commerciale et collaboration comptable : le choix doit partir du livrable attendu et de la personne qui le contrôle.
Une démonstration fiable utilise le statut réel de l’entreprise. Elle doit reproduire une facture avec acompte ou TVA, un achat avec justificatif, un remboursement, un impayé et une correction. L’entrepreneur vérifie ensuite les écritures ou registres produits, les échéances couvertes et les données exportables. Cette méthode révèle plus d’écarts qu’un inventaire de fonctions aux intitulés proches.
Logiciel autonome ou expert-comptable
Indy sépare ses abonnements logiciels de son offre Expert-comptable. Dans les formules autonomes, le service automatise des calculs, génère des documents et accompagne l’utilisateur, mais celui-ci reste responsable des informations transmises et des décisions propres à son activité. Dans l’offre dédiée, un expert-comptable partenaire valide le bilan et les déclarations, contrôle catégorisation, justificatifs et TVA, puis assure un suivi. Le tarif et le périmètre varient selon la structure.
Abby facilite la gestion en autonomie et prévoit des fonctions de support ou d’assistance juridique selon la formule. Cela ne transforme pas l’éditeur en expert-comptable. Un entrepreneur dont la situation comprend stocks complexes, immobilisations, associés, opérations internationales, rémunération de dirigeant ou changement de régime doit demander qui produit chaque déclaration et sous quelle responsabilité. L’outil peut rester le point d’entrée de la facturation tout en alimentant un cabinet, à condition que les exports et pièces conviennent à celui-ci.
La bonne question n’est donc pas « le logiciel remplace-t-il mon comptable ? », mais « quel travail reste à faire et qui l’assume ? ». Un micro-entrepreneur en prestation, sans TVA ni salarié, peut souvent fonctionner avec un parcours très automatisé. Une société soumise à l’impôt sur les sociétés peut préférer l’offre avec validation professionnelle ou conserver son cabinet. Le parcours pour devenir freelance et choisir son cadre rappelle que le statut modifie cotisations, fiscalité et obligations bien avant le choix de l’interface.
Avant de souscrire, le cabinet éventuel doit valider la fréquence et le format des exports, l’accès aux justificatifs, la reprise de l’historique et le traitement des corrections. Il faut également prévoir la réversibilité : récupérer clients, factures, pièces, journaux et déclarations dans des formats lisibles. Une promesse de synchronisation ne garantit pas à elle seule une clôture correcte.
Tarifs 2026 selon le statut
Les tarifs officiels d’Indy consultés le 13 septembre 2026 affichent une formule gratuite à 0 € par mois avec facturation électronique, devis, factures et comptabilité automatisée. Plus démarre à 9 € HT par mois en annuel, ou 12 € en mensuel. Pour la micro-entreprise, Premium démarre à 15 € HT par mois en annuel, ou 19 € en mensuel, avec automatisation des déclarations selon le cas. L’offre avec expert partenaire variait suivant la structure, à partir de 63 €, 71 € ou 108 € HT par mois en annuel. Un devis lié au statut reste donc nécessaire.
La grille tarifaire officielle d’Abby affiche Basique à 0 €, avec devis et factures illimités, registres et estimation des cotisations. Hors promotion temporaire, les prix mensuels de référence visibles sont 9 € HT pour Start, 15 € HT pour Pro et 33 € HT pour Business. La page présentait aussi des remises annuelles et une promotion de rentrée ; elles ne doivent pas servir de base à un budget durable. Start ajoute notamment déclaration Urssaf et paiement par carte, Pro ajoute banque et comptabilité avancée, tandis que Business étend déclarations, utilisateurs, stocks, devises et assistance.
Le prix comparable dépend de quatre éléments : statut juridique, régime fiscal, TVA et niveau d’accompagnement. Mettre Indy Expert-comptable face à Abby Basique n’aurait aucun sens, car l’un inclut une validation professionnelle et l’autre fournit un logiciel gratuit. À périmètre égal, le budget doit ajouter encaissement par carte, signature, compte bancaire, reprise des données, support et intervention du cabinet. Les logiciels de ce type illustrent le rôle des fintech dans l’automatisation financière, sans effacer la responsabilité fiscale de l’entreprise.
Facturation électronique et choix par profil
Le calendrier officiel français distingue réception et émission. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir les factures électroniques couvertes par la réforme, y compris les entreprises en franchise en base. À la même date, les grandes entreprises et ETI sont entrées dans l’obligation d’émission et de transmission des données. Pour les PME et micro-entreprises, l’émission et l’e-reporting deviennent obligatoires le 1er septembre 2027. Une facture PDF envoyée par courriel ne suffit pas au circuit réglementaire.
La liste officielle des plateformes agréées publiée par la DGFiP, modifiée le 10 septembre 2026, classe INDY et ABBY parmi les opérateurs satisfaisant à l’ensemble des conditions, incluant les tests d’interopérabilité, dans le fichier encore nommé « attente rapport d’audit ». Cette présence est plus précise qu’une simple déclaration marketing, mais elle doit être revérifiée avant le choix définitif. Elle n’apporte pas une garantie globale sur tous les modules, statuts, factures ou déclarations de l’utilisateur.
| Rang | Profil | Choix recommandé | Motif |
|---|---|---|---|
| 🥇 1 | EI ou société voulant automatiser sa comptabilité | Indy | Parcours fiscaux plus profonds selon le statut |
| 🥈 2 | Micro-entrepreneur centré sur facture et Urssaf | Abby | Gestion quotidienne simple et déclarations intégrées |
| 🥉 3 | Entrepreneur souhaitant une validation professionnelle | Indy Expert-comptable | Offre distincte avec partenaire comptable |
Pour la réforme, chaque candidat doit prouver le parcours réel : inscription comme plateforme, réception d’une facture fournisseur, émission au format attendu, annuaire, statuts de traitement et e-reporting applicable. Les populations ne sont pas toutes soumises aux mêmes flux : ventes nationales entre assujettis, ventes aux particuliers, opérations internationales et secteurs exonérés se traitent différemment. Le classement porte donc sur des profils de gestion, pas sur une promesse générale de conformité.
FAQ
Quelle est la différence principale entre Indy et Abby ?
Indy pousse plus loin l’automatisation comptable et fiscale pour plusieurs statuts, avec une formule séparée incluant un expert-comptable partenaire. Abby se concentre sur la gestion quotidienne des indépendants, avec facturation, registres, Urssaf et outils de pilotage. Un micro-entrepreneur peut privilégier Abby, tandis qu’une EI au réel ou une société examinera d’abord Indy.
Indy ou Abby remplace-t-il un expert-comptable ?
Leurs logiciels peuvent automatiser de nombreuses tâches, mais ne constituent pas tous une mission d’expertise comptable. Indy commercialise une offre distincte avec un expert partenaire qui valide certains livrables. Abby reste un outil de gestion en autonomie ; demandez à votre cabinet de confirmer les travaux et exports attendus.
Indy et Abby sont-ils gratuits ?
Les deux proposent une formule à 0 € comprenant la facturation et des fonctions de base. Les déclarations automatisées, la connexion bancaire, les relances, la gestion avancée ou l’accompagnement dépendent des niveaux payants. Comparez les prix hors promotion et selon votre statut juridique.
Indy et Abby sont-ils des plateformes agréées ?
Au 13 septembre 2026, INDY et ABBY apparaissent dans la liste officielle de la DGFiP parmi les opérateurs ayant satisfait aux conditions incluant les tests d’interopérabilité. Le fichier officiel conserve un intitulé relatif à l’attente du rapport d’audit, ce qui justifie une vérification au moment de souscrire. Ce statut concerne la plateforme de facturation électronique, pas une validation générale de toute la comptabilité.
Quand un micro-entrepreneur doit-il recevoir et émettre des factures électroniques ?
Un micro-entrepreneur assujetti à la TVA, même en franchise en base, doit pouvoir recevoir les factures électroniques concernées depuis le 1er septembre 2026. L’obligation d’émission pour les TPE, PME et micro-entreprises commence le 1er septembre 2027 pour les opérations entrant dans le dispositif. Les ventes aux particuliers ou à l’étranger peuvent relever de l’e-reporting plutôt que de l’e-invoicing.